1.
Le point de départ du projet a été la volonté de proposer une lecture originale de l’œuvre de Rosa Bonheur, en s’appuyant sur le regard : celui qu’elle portait sur les animaux, mais aussi son regard singulier sur le monde et les normes de son époque.
Le choix des œuvres exposées a donc fait l’objet d’une réflexion précise, afin de mettre en avant cette relation particulière aux animaux. Pour chaque tableau, nous avons décidé d’associer, d’un côté, des croquis préparatoires de Rosa Bonheur, témoins de son travail d’observation et d’entraînement et, de l’autre, des photographies d’animaux réels, afin de souligner le réalisme et la précision de son art. Cette mise en regard permettait de rendre son processus de création plus lisible et accessible.
2.
L’exposition a été structurée en quatre salles, pensées comme un parcours progressif. L’entrée dans l’expérience se fait par la reconstitution en 3D de l’atelier de Rosa Bonheur, que nous avons visité afin d’en proposer une reproduction fidèle. Cette première salle a été conçue comme un espace d’introduction, permettant aux visiteurs de mieux connaître l’artiste avant de découvrir ses œuvres.
Un mini-jeu y a été intégré : le visiteur doit retrouver différents objets liés à des anecdotes sur la vie et le travail de Rosa Bonheur pour allumer la cheminée. Ce dispositif ludique permet d’apprendre de manière active, tout en restant optionnel grâce à un système de surbrillance activable, afin de ne pas freiner les utilisateurs moins à l’aise avec le jeu vidéo.
Les trois autres salles sont organisées par thématiques — le calme, l’agitation et l’amour familial — afin de créer une lecture cohérente de l’œuvre et d’aider le visiteur à comprendre les émotions et intentions présentes dans les tableaux.
3.
Le choix de la réalité virtuelle a été pleinement intégré à la conception du musée. La liberté de déplacement, la proximité avec les œuvres et l’échelle immersive permettent au visiteur de se placer symboliquement « à travers les yeux » de Rosa Bonheur.
Une attention particulière a été portée à l’accessibilité de l’expérience : tous les contenus textuels sont disponibles en français et en anglais, un texte de présentation introduit le musée dès l’entrée, et un menu discret des touches est affiché en permanence pour guider l’utilisateur sans rompre l’immersion.
En parallèle du musée virtuel, nous avons conçu des supports de communication (site web, vidéos, publications pour les réseaux sociaux et affiches) afin de présenter le projet, d’en expliquer le concept et d’en assurer la diffusion.
Ce projet de groupe a mis en évidence les difficultés liées à la répartition du travail. L’implication des membres de l’équipe n’a pas toujours été équilibrée, certaines personnes prenant en charge une part importante des tâches tandis que d’autres étaient moins investies.
Cette situation m’a confrontée aux réalités du travail collectif sur un projet ambitieux, et m’a appris à m’adapter, à prioriser les tâches essentielles et à maintenir l’avancement du projet malgré ces déséquilibres.